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The “Pinocchio-shrimp effect”: first evidence of variation in rostrum length with the environment in Caridina H. Milne-Edwards, 1837 (Decapoda: Caridea: Atyidae)

26 juin 2017
Article à la Une
Lundi, Juin 26, 2017 - 08:00
Isabelle MOUAS

de Mazancourt, V., Marquet, G. & Keith, P. (2017). The «Pinocchio-shrimp effect»: first evidence of variation in rostrum length with the environment in Caridina H. Milne Edwards, 1837 (Decapoda: Caridea: Atyidae). Journal of Crustacean Biology rux025, 1-9. DOI: 10.1093/jcbiol/rux025

La morphologie externe a toujours été le premier critère utilisé pour différencier les espèces de crevettes, notamment chez le genre d’eau douce Caridina H. Milne-Edwards, 1837, mais des doutes ont été exprimés quant à la pertinence de l’utilisation de ces seuls critères morphologiques.

Nous avons collecté 27 spécimens de Caridina dans sept lieux différents de l’île de Pohnpei (Etats Fédérés de Micronésie, Océan indien). Après vérification de leur identité génétique, 19 variables morphologiques ont été mesurées et corrélées à l’altitude de la zone de récolte (analyses de corrélation).

Nous avons mis en évidence que la longueur du rostre présentait une corrélation négative avec l’altitude. Cela peut s’expliquer soit par le stress physique exercé sur le rostre par une force plus élevée des courants d’eau en altitude, soit par un risque accru de la prédation dans les stations de plus faible altitude, soit par une combinaison des deux.

La taxonomie de ce groupe de crevettes représente donc un défi mais ne doit pas reposer uniquement sur la longueur du rostre mais sur d’autres caractères tel le nombre de dents présentes sur la marge dorsale de la carapace qui n’est pas corrélé à la longueur du rostre et donc à l’environnement.

Contacts BOREA :

Valentin de Mazancourt, doctorant au sein des équipes 1 et  4 (Paris), valentin.demazancourt@laposte.net
Philippe Keith, professeur MNHN, au sein de l'équipe 4 (Paris), philippe.keith@mnhn.fr