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Bioindicateurs du milieu marin : utilisation des macroalgues comme outil d’évaluation de la qualité biologique des eaux marines. Réponse à une problématique d’échouages d’algues

Bioindicateurs du milieu marin : utilisation des macroalgues comme outil d’évaluation de la qualité biologique des eaux marines. Réponse à une problématique d’échouages d’algues

Equipe 5 : Diversité et Interactions dans les Ecosystèmes Côtiers
2011 - 2014
Type de programme: 
National/Régional

Afin de limiter et de prévenir la dégradation des écosystèmes côtiers de plus en plus soumis à des pressions anthropiques, il est nécessaire de développer des outils efficaces d’évaluation et de suivi de la qualité des milieux marins. Le potentiel de bioindication de la qualité des eaux côtières par les macroalgues a été évalué dans un contexte d’échouages d’algues à Grandcamp-Maisy et Courseulles-sur-Mer (Calvados). Ces accumulations estivales se caractérisent par une grande hétérogénéité qualitative (mélange de Rhodophyta, Phaeophyta et Chlorophyta) et quantitative et sont principalement la conséquence de la proximité de vastes platiers rocheux fortement colonisés par les macroalgues. Cependant leur biodiversité floristique s’est avérée relativement pauvre en raison de la faible bathymétrie des estrans et de la présence de larges plages sableuses. L’évaluation de l’état des peuplements algaux à partir de l’indicateur REBENT « macroalgues intertidales » a révélé une qualité « Moyenne » des eaux côtières due en grande partie à la spécificité des estrans plats du Calvados. Un protocole d’évaluation de la qualité des eaux côtières plus adapté, nommé QUEROSA, a par conséquent été mis au point. Un suivi in situ à fine échelle des paramètres biologiques (δ15N, contenu azoté, δ13C) de six espèces algales a été réalisé sur les deux sites d’échouage en 2012 et 2013. Contrairement aux points de référence océanique (archipel de Chausey) et fortement anthropisé (estuaire de la Seine), une variation saisonnière de la signature isotopique δ15N a été mise en évidence sur les deux sites d’étude avec des δ15N faibles au printemps suggérant plutôt une entrée d’azote agricole et des δ 15N élevés en fin d’été liés à une entrée d’azote régénéré provenant de la décomposition des biomasses algales échouées. La comparaison in situ du δ15N des différentes espèces algales couplée à une étude in vitro ont permis de montrer la pertinence de l’utilisation de chaque espèce algale comme bioindicateur de la pollution azotée.

Programme régional 2011-2014

Porteur du projet :
Université de Caen, UMR BOREA , Anne-Marie Rusig, Isabelle Mussio

Partenaires  financiers :
Agence de l’Eau Seine Normandie
DREAL Basse-Normandie
Conseil Départemental du Calvados