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Congrès de la Crustacean Society : 19 au 22 juin 2017 à Barcelone (Espagne)

19 juin 2017 - 22 juin 2017
Conférences
Jeudi, Juin 8, 2017 - 08:00
Isabelle MOUAS

Le Congrès de la Crustacean Society se tiendra du 19 au 22 juin 2017 à Barcelone (Espagne).

Congrès organisé par la TCS (The Crustacean Society) et couvrant les thèmes de recherche suivants ayant trait au phylum des crustacés : Behaviour/Physiology, Conservation Biology, Ecology, Fisheries/Aquaculture, Genomics/Population Genetics, Global change/ Invasive species, Larvae, Systematics/Phylogeny/Biogeography.

Parmi les interventions

  • Analyses haute résolution du phosphore dans les gatrolithes, structures de stockage de calcium, élaborés par certains crustacés décapodes/High-resolution analysis of phosphorus in gastroliths, decapod calcium storage biominerals 

Gilles Luquet1, Andreas Ziegler2, Céline Paris3, Aline Percot3, Murielle Salomé4, Yannicke Dauphin5, Marta Potocka6, Jaroslaw Stolarski6

1 UMR CNRS 7208, BOREA, Museum National d'Histoire Naturelle, Paris, France
2 Central Facility for Electron Microscopy, University of Ulm, Germany
3 UMR MONARIS, Université Pierre et Marie Curie, Paris, France
4 ID21, European Synchrotron Radiation Facility-ESRF, Grenoble, France
5 UMR ISYEB, Mammifères et Oiseaux, Museum National d'Histoire Naturelle, Paris, France
6 Institute of Paleobiology, Polish Academy of Science, Warsaw, Poland

Résumé :
Certains crustacés élaborent des dépôts calcifiés durant chaque prémue en vue de posséder un réservoir d’ions calcium immédiatement mobilisables pour entreprendre la calcification de la nouvelle carapace après la mue. Par exemple, les écrevisses, les homards, les langoustines et les crabes terrestres synthétisent de telles structures, appelées gastrolithes, dans la paroi de leur estomac. Si la phase minérale de ces structures est essentiellement constituée de carbonate de calcium sous forme amorphe((ACC), du phosphate de calcium a également été mis en évidence. D’autre part, des protéines phosphorylées ont été caractérisées dans la phase organique de ces biominéraux. Nous avons entrepris l’analyse de l’élément P dans des gastrolithes d’écrevisses, de homards et de crabes terrestres. Des analyses spectroscopiques de type EDX, Raman et XANES ont été réalisées afin de localiser finement in situ la présence de molécules contenant du phosphore et de les identifier. Quelle que soit la technique utilisée l’élément P a été décelé à la fois dans la phase organique et dans la phase minérale. Diverses fonctions peuvent être envisagées quant à la présence de P : implication dans la précipitation du minéral sous forme d’ACC dans les gastrolithes et/ou dans la minéralisation de la nouvelle carapace qui contient à la fois du carbonate de calcium mais aussi, en moindre proportion, du phosphate de calcium.

  • L’effet "Pinocchio" chez les crevettes du genre Caridina (Decapoda: Atyidae), ou comment l’environnement affecte la morphologie du rostre de ces crevettes d’eau douce/The "Pinocchio-shrimp effect", or how environment affects rostrum morphology in freshwater shrimps (Decapoda: Atyidae: Caridina)

Valentin Seizilles de Mazancourt1, Gérard Marquet & Philippe Keith

1 UMR CNRS 7208, BOREA, Museum National d'Histoire Naturelle, Paris, France
2 Museum National d'Histoire Naturelle, Paris, France

Résumé :
La morphologie externe a toujours été le premier critère utilisé pour différencier les espèces de crevettes, notamment chez le genre d’eau douce Caridina H. Milne-Edwards, 1837, mais des doutes ont été exprimés quant à la pertinence de l’utilisation de ces seuls critères morphologiques. Nous avons collecté 27 spécimens de Caridina dans sept lieux différents de l’île de Pohnpei (Etats Fédérés de Micronésie, Océan indien). Après vérification de leur identité génétique, 19 variables morphologiques ont été mesurées et corrélées à l’altitude de la zone de récolte (analyses de corrélation). Nous avons mis en évidence que la longueur du rostre présentait une corrélation négative avec l’altitude. Cela peut s’expliquer soit par le stress physique exercé sur le rostre par une force plus élevée des courants d’eau en altitude, soit par un risque accru de la prédation dans les stations de plus faible altitude, soit par une combinaison des deux. La taxonomie de ce groupe de crevettes représente donc un défi mais ne doit pas reposer uniquement sur la longueur du rostre mais sur d’autres caractères tel le nombre de dents présentes sur la marge dorsale de la carapace qui n’est pas corrélé à la longueur du rostre et donc à l’environnement.