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FRESHBIO

Ecosystèmes d'eau douce des hotspots insulaires de biodiversité de l'Asie du Sud-Est : diversité, états biologiques et usages / Freshwater biotas of the insular biodiversity hotspots of Southeast Asia: diversity, biological states and uses (FRESHBIO)

Equipe 4 : Dispersion Larvaire et Organisation en Milieu Austral et Insulaire Tropical
2018 - 2020
Type de programme: 
Européen

Contexte

La croissance exponentielle de l'impact humain sur les écosystèmes a attiré l'attention sur le rôle de la biodiversité dans le maintien des services écosystémiques (par exemple la sécurité alimentaire, le contrôle épidémiologique) dont dépend une population humaine croissante. La richesse des espèces améliore la productivité et la stabilité des écosystèmes et l'impact de la perte de biodiversité sur les services écosystémiques est facilement observable dans un large éventail d'écosystèmes. Cependant, la biodiversité a tendance à s'agréger dans des zones restreintes, dont certaines sont actuellement confrontées à une perte massive d'habitat et, en tant que telles, ont été identifiées comme des points chauds de biodiversité. Les écosystèmes insulaires sont plus sensibles aux perturbations dues à leur fragmentation, une tendance illustrée par le statut des hotspots insulaires en Asie du Sud-Est (EES) parmi les plus menacés à ce jour.

Les écosystèmes aquatiques intègrent un large spectre de perturbations anthropiques à travers la dynamique régionale des bassins versants. Cette tendance est amplifiée par les changements climatiques globaux (CCG) modifiant la dynamique hydrologique à travers l'intensification des événements de sécheresse qui mettent en péril les ressources en eau, le couvert forestier et la biodiversité associée.

Lacunes scientifiques pour la conservation des points chauds de la biodiversité insulaire de l'EES :

La confusion qui prévaut sur la taxonomie des animaux et des plantes entrave l'effort de conservation. Les accords internationaux sur la conservation de la biodiversité sont basés sur une conception fixe des espèces, un paradigme tourmenté par les incertitudes dues à l'état de confusion qui règne sur la classification des êtres vivants. Bien qu'il existe un consensus sur le fait que les espèces représentent des lignées évolutives distinctes, la façon de les reconnaître est encore discutée. Des listes taxonomiques précises sont à peine disponibles et les biotopes aquatiques de l'EES ne font pas exception, comme l'illustrent les récents inventaires basés sur l'ADN et la découverte de niveaux élevés de diversité cryptique. Cette lacune explique la rareté des données fiables sur les occurrences, au-delà des localités de type, pour de nombreuses recherches sur l'écologie des organismes d'eau douce et des GCC. La conversion des terres et le CCG ont déjà modifié les conditions de vie des populations humaines, en particulier celles dont les moyens de subsistance dépendent de la faune. L'état des écosystèmes d'eau douce dans l'EES insulaire fait ressortir des priorités: (1) des méthodes d'inventaire des espèces basées sur l'ADN sont nécessaires pour accélérer l'inventaire de la biodiversité, (2) une cartographie précise de la biodiversité est nécessaire et de manière urgente; (3) des formations sont nécessaires pour promouvoir des pratiques nouvelles et durables d'identification des espèces, (4) l'adaptation et la résilience des populations humaines à la perte de biodiversité devraient être abordées.

Objectifs

FRESHBIO vise à : (1) soutenir les campagnes de codes-barres ADN pour constituer des bibliothèques de référence pour l'identification automatisée des espèces et son application dans le code-barre ADN environnemental pour le suivi de la biodiversité; (2) explorer les tendances historiques de la démographie des populations et de l'agrégation des espèces dans les communautés écologiques grâce à la phylogéographie par coalescence et à la phylogénétique pour examiner l'état des écosystèmes aquatiques (expansion et contraction); (3) estimer l'impact de la conversion des terres sur les pattern de diversité à travers une approche de système d'information géographique (SIG); (4) explorer la dynamique de l'adaptation et de la résilience des populations humaines aux changements environnementaux.

Coordinateur du projet : Nicolas Hubert, IRD

Partenaires :

  • Pr. Philippe Keith, MNHN 
  • Dr. Thomas von RINTELEN, Museum für Naturkunde (MfN), Leibniz Institute for Evolution and Biodiversity Science
  • Dr. Hendrik FREITAG, Associate Professor (RCW) / Department Research Coordinator, Biology Department, School of Science & Engineering, Ateneo de Manila University (ADMU)
  • Dr. Edmond DOUNIAS, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Biocultural Interactions research team
  • Dr. Daisy WOWOR, Research Centre for Biology, Zoology Division (RCB), Indonesian Institute of Science (LIPI)