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HARALDSSON Matilda

Statut: 
Post-doctorant.e
Equipe: 
Equipe 5 : Diversité et Interactions dans les Ecosystèmes Côtiers
Responsable: 
N. Niquil
Contrat (dates): 
7 jan 2015 - 6 fév 2016
Localisation: 
Université de Caen Normandie (UCN)
Financement: 
ANR ROME
Thèmes de recherche: 

L’immense diversité du monde microbien reste encore à découvrir grâce aux développements, ces dernières années, d’outils moléculaires plus précis et plus performants. Grâce à ces nouvelles approches technologiques, les champignons parasites (par exemple, les chytrides) n’ont été, que récemment, reconnus comme des acteurs potentiellement importants dans la dynamique des réseaux trophiques pélagiques. En effet, plusieurs espèces de chytrides sont des parasites du phytoplancton (dont Rhizosiphon spp.) qui constitue une source potentielle de nourriture pour les sporanges. Ainsi, le parasite peut avoir un contrôle direct sur la biomasse phytoplanctonique en libérant du carbone organique dissous dans la colonne d’eau. Mais, les sporanges constituent également une source alternative de nourriture pour le zooplancton.

Dans le cadre mon travail actuel, je me suis concentrée sur ce sujet où j’utilise les modèles trophiques (c’est-à-dire les modèles linéaires inverses) afin de comprendre le rôle écologique des chytrides. Avec les données temporelles détaillées d’un système pélagique d’eau douce durant une efflorescence phytoplanctonique, nous explorons la dynamique du réseau trophique et ses propriétés émergentes au cours des différentes phases du « bloom ». Dans une phase future du projet, nous concentrerons nos travaux sur les interactions directes hôtes-parasites. En utilisant les données de séquençage du génome d’un système hôte-parasite isolé, nous essayerons de comprendre les voies métaboliques des chytrides grâce aux modèles des réseaux trophiques. Le résultat donnera un aperçu plus large et plus détaillé de la relation hôte-parasite. Ces informations obtenues pourront être potentiellement appliquées aux données du milieu. Ce travail entre dans le cadre du projet ROME (Rare and Overlooked Microbial Eukaryotes in aquatic ecosystems, ANR Blanc) avec plusieurs collaborations entre la France et la Grande-Bretagne (LMGE, Clermont-Ferrand ; LOG, Wimereux ; Institut Pasteur, Lille ; SAMS, Royaume-Uni). 

Auparavant, mes recherches se sont concentrées principalement sur les facteurs environnementaux qui affectent les populations de zooplanctons gélatineux, avec un intérêt particulier sur la dynamique des populations de Mnemiopsis leidyi, un cténophore invasif. J’ai également, durant plusieurs années, été impliquée dans l’étude du stock et des populations des euphausiacés d’Antarctique. Ce travail contribue à la CCAMLR (Commission pour la Conservation de la Flore Marine Antarctique). Ces sujets de recherche ont fait l’objet de publications. 

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