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LAUGIER Flora

Statut: 
Post-doctorant.e
Equipe: 
Equipe 5 : Diversité et Interactions dans les Ecosystèmes Côtiers
Responsable: 
Eric Feunteun
Contrat (dates): 
1 fév 2016 - 31 déc 2017
Localisation: 
Dinard
Ecole doctorale: 
ED 227 MNHN
Financement: 
MNHN
Thèmes de recherche: 

Sujet de la thèse : Dispersion et connectivité entre les habitats écologiques essentiels de poissons des mers côtières tempérées : le cas des Ammodytidae et du bar européen dans le Golfe Normand Breton, une approche par les marqueurs environnementaux
Dans cette thèse, des techniques innovantes combinant différents types de traceurs environnementaux ont été utilisées sur des espèces de poissons à cycles migratoires contrastés: les isotopes stables du C et du N ainsi que l'analyse de la variation de la composition relative d'éléments métalliques trace dans l'otolithe via un laser-ICMPS utilisé le long d'un transect continus sur l'otolithe. 
Les lançons (ammodytidae) sont des espèces clés des réseaux trophiques côtiers des régions tempérées. Ces poissons benthopélagiques, au cycle de vie original d'environ 3 ans, dépendent à la fois des habitats sableux intertidaux et subtidaux comme refuge et pour leur reproduction et des habitats pélagiques où ils s'alimentent. Particulièrement sensibles à certaines activités humaines comme l'extraction de granulats marins, on dispose à l'heure actuelle de connaissances trop parcellaires pour pouvoir proposer des solutions de gestion satisfaisantes pour garantir la durabilité des stocks. En particulier les différents habitats vitaux, les migrations et la connectivité entre les habitats restent très rarement abordées faute de méthodes robustes développées pour ces poissons de relativement petite taille. Les isotopes stables du C et du N ont été utilisés pour montrer des changements saisonniers de régime alimentaire tandis que l'analyse de la variation de la composition relative de 13 éléments métalliques trace dans l'otolithe a permis de retracer les stratégies de vie différentes chez quatre espèces : Ammodytes tobianus, Hyperoplus immaculatus, Hyperoplus lanceolatus, Gymanmmodytes semisquamatus. D'autre part, les signatures micro chimiques sont spécifiques de chaque site, parfois distant de seulement quelques km, indiquant un comportement résident pour A. tobianus en zone intertidal et une résidence en zone subtidal pour G.semisquamatus, reflétant une possible séparation des populations, au moins à l'échelle du cycle vital. 
Au delà des nouvelles connaissances du cycle biologique de l'espèce, cette étude propose une méthodologie innovante transposable à l'étude de la connectivité ontogénique entre les habitats essentiels des petites espèces à cycle de vie court. 

L'autre espèce étudiée : le bar commun (Dicentrarchus labrax) est une espèce à cycle de vie plus long et présente une boucle migratoire plus étendue spatialement que celle des lançons. Les zones de frayères se situant au large, les juvéniles effectuent une migration vers des habitats côtiers (i.e zones de nourricerie) tels que les prés salés. Les mêmes méthodes d'analyses sont effectuées dans le but d' identifier les stratégies de vie des juvéniles de bar. L'étude des éléments microchimiques de l'otolithe montre diverses stratégies d'utilisation de l'habitat lors de l'arrivée en zone côtière. De plus l'analyse des isotopes stables du C et du N dans le muscle révèle des différences probablement due à la qualité de l'habitat.

Remarques: 
Directeurs de thèse : Eric Feunteun et Alexandre Carpentier, Université de Rennes1 Postdoctorante depuis février 2016