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MORELLE Jérôme

Statut: 
Doctorant.e
Equipe: 
Equipe 5 : Diversité et Interactions dans les Ecosystèmes Côtiers
Responsable: 
Pascal Claquin
Contrat (dates): 
1 sep 2014 - 31 aoû 2017
Localisation: 
Université de Caen Normandie (UCN)
Ecole doctorale: 
EdNBISE
Financement: 
GIP Seine Aval
Thèmes de recherche: 

Production primaire dans l’estuaire de Seine

Résumé du sujet :

Les apports anthropiques provenant de l’ensemble du bassin versant font de l’estuaire de Seine un système fortement eutrophisé où la richesse biologique est importante et qui génère une forte productivité. Cette productivité est généralement mal estimée. En effet, le compartiment phytoplanctonique notamment est souvent réduit à la teneur en chlorophylle du milieu. L’estimation de la production primaire doit permettre d’appréhender la dynamique de la production du système étudié en amont de la biomasse chlorophyllienne, c’est-à-dire, calculer le flux d’énergie et de carbone vers les compartiments du réseau trophique supérieur. Dans les estuaires, la production secondaire est soutenue par l’apport de matière organique qui peut avoir une origine allochtone ou autochtone. L’origine et le devenir de la matière dans les estuaires répondent à des processus extrêmement complexes et variés. Parmi ces sources, les producteurs primaires jouent un rôle qui est mal évalué dans l’estuaire de Seine. L’objectif du projet PROUESSE dans lequel le travail sera réalisé, est de se focaliser sur le compartiment des producteurs primaires en évaluant la dynamique spatiotemporelle de la production primaire et de la biodiversité à l’échelle de l’estuaire en considérant le phytoplancton, le microphytobenthos et le macrophytobenthos. La production primaire sera mesurée in situ aux différentes saisons en couplant différentes approches méthodologies (fluorescence modulée /13C). La diversité microalgale sera également évaluée ainsi que le compartiment picoplanctonique rarement étudié en zone estuarienne. La productivité par classe de taille pourra être ainsi prise en compte. L’un de nos objectifs est notamment de pouvoir accéder à des mesures de production primaire à une haute résolution spatiale. Afin de mieux appréhender les données obtenues in situ, des études seront également menées en laboratoire sur l’effet de la salinité sur la capacité de production des algues. Associées aux mesures de production primaire des mesures de diversité et de classe de taille (phytoplancton) seront réalisées par des méthodes traditionnelles, par cytométrie en flux et par biologie moléculaire. Ces travaux permettront d’alimenter les modèles de réseaux trophique et écosystémique en intégrant la dynamique spatiale et temporelle de la production primaire, ils permettront également de caractériser des indicateurs de la modification des masses d’eau (e.g. pollution, eutrophisation) ou à grande échelle (e.g. changements climatiques). Les méthodes de mesures de productivité primaire que nous mettons en œuvre permettent d’avoir accès à des processus à haute fréquence ce qui permet de caractériser le fonctionnement de compartiments de l’écosystème à haute résolution temporelle et spatiale ce qui est une avancée considérable pour caractériser l’impact des pressions. Cette thèse sera réalisée dans le cadre du programme PROUESSE (GIP Seine-Aval 5).