Connexion utilisateur

Les peuplements des espèces de poissons amphihalines dans 12 cours d’eau de la côte Nord-Est de Madagascar (la région SAVA et le Parc National Masoala) : Structure, impacts de l’occupation du sol et de la fragmentation des habitats et le niveau d’exploita

Equipe 5 : Diversité et Interactions dans les Ecosystèmes Côtiers

ROGER Roger

Année de soutenance: 
2013
Résumé: 

Les poissons font partie des organismes qui colonisent les cours d’eau de la partie Nord-Est de Madagascar. Mais actuellement, ces vertébrés aquatiques ont subi des menaces sérieuses par des activités anthropiques comme l’occupation du sol et la fragmentation de leur habitat ainsi que l’activité halieutique. Dans les systèmes lotiques, la richesse spécifique et l’abondance numérique des poissons dépendent des conditions locales d’habitat qui sont liés surtout au statut de protection de la zone. La pêche électrique à pied effectuée dans 24 stations dans la région SAVA (site 1) a permis de recenser 30 espèces appartenant à 13 familles et de collecter 22 espèces regroupées dans 11 familles dans les 25 stations du Parc National Masoala (site 2). Le nombre moyen d’espèces dans le site 1 est de 4,29 ± 2,9 avec une valeur moyenne de 1,42 ± 1,06 pour la diversité (H’) et de 0,83 ± 0,18 pour l’équitabilité (J’), mais dans le site 2, il est de 3,4 ±2,5 avec une valeur moyenne de 1,18 ± 0,94 pour la diversité (H’) et de 0,87 ± 0,16 pour l’équitabilité (J). 14 (46,66%) espèces amphihalines et 4 espèces (13,33%) introduites ont été capturées dans la région SAVA mais 15 espèces (68,18%) amphihalines et aucune espèce allochtone pour le Parc National Masoala,.
 D’autre part, l’analyse d’images satellites permet de connaître qu’il ne reste plus que 30,2% de sa couverture forestière initiale dans le site 1 et les taux de recouvrement forestier  pour les bassins versants, les secteurs et les stations sont inférieurs à 50% de la surface totale. Le type de paysage est hétérogène. Les données de poissons amphihalins sont couplées avec celles issues des images satellites afin de vérifier l’hypothèse selon laquelle l’occupation du sol et la fragmentation des habitats entrainent une chute d’abondance numérique et la perte de la diversité spécifique. Cette hypothèse n’a pas été mise en évidence au niveau du macro- habitat (bassin versant et secteur) mais il semble que la présence de type d’occupation du sol « bâti » est à l’origine de chute d’abondance numérique à l’échelle de micro-habitat (une surface de 200m*200m).  
Enfin, les résultats de l’étude sur les activités halieutiques montrent que l’anguille et les gobies ne constituent pas la cible principale pour la majorité des pêcheurs locaux dans la région SAVA. La longueur totale moyenne d’anguilles capturées par les pêcheurs est de 569,58 ± 1,89 mm et les données officielles du service de pêche Sambava en 2010 indiquent que la quantité d’anguille vendue aux marchés de la région SAVA est de 6490kg soit 1,93% de tous produits halieutiques sur les étals du marché durant cette période. 

Mots clés : Poissons amphihalins, Région Nord-Est, Madagascar, habitats, télédétection, pêche