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PHARESEE : Productivité microphytobenthique des HAbitats intertidaux en lien avec la dynamique sédimentaire, biogéochimique et les ingénieurs d'écosystème de la faune benthique : implication pour des enjeux de modélisation et de REhabilitation des vasièr

20 nov 2017
Projet à la Une
Mercredi, Novembre 29, 2017 - 08:00
Isabelle MOUAS

Le projet PHARESEE  propose de modéliser la production primaire microphytobenthique en relation avec la dynamique sédimentaire et les processus biogéochimiques impliquant la reminéralisation de la matière organique, la sécrétion d’exopolymères composant la matière organique dissoute et liée, la production bactérienne et la bioturbation.

Un modèle bi-couche décrivant la production primaire microphytobenthique a été réactualisé récemment pour intégrer l’assimilation des nutriments azotés. Le projet ambitionne d’implanter ce modèle dans un modèle générique MARS1DV, qui sera utilisé comme modèle générique pour comparer la réponse microphytobenthique à différents forçages estuariens en termes de courant/vagues, température, lumière et substrat sédimentaire (les flux diffusifs de nutriments variant en fonction du mélange sablo-vaseux et de l’intensité de la bioturbation par la méiofaune/macrofaune benthique).

 La consommation par les maillons inférieurs des consommateurs primaires appartenant à la méiofaune et la macrofaune sera intégrée grâce à l’acquisition de nouvelles données sur le transfert trophique vers des espèces-clé comme le ver Hediste diversicolor et le bivalve Scrobicularia plana, ainsi que la méiofaune.

Des expériences d’exclusion/ensemencement de faune seront menées sur le site (vasière nord) pour mesurer l’impact des 3 types de bioturbateurs sur les processus écologiques et leurs couplages sur 2 faciès sédimentaires représentatifs (haute fréquence temporelle).

Ce modèle permettra de comparer le fonctionnement estuarien de vasières (slikkes) de la Seine avec d’autres écosystèmes estuariens. Ce modèle sera ensuite spatialisé (3D) pour paramétrer la structure spatiale de la croissance du biofilm et de son exportation par érosion et consommation directe (broutage) dans l’estuaire de la Seine en réponse aux variations sédimentaires et biogéochimiques. 

Programme GIP Seine-Aval
Période : 2017-2020
Coordination : Francis Orvain, maître de conférences à l'Université de Caen Normandie, au sein de l'équipe 5 de l'UMR BOREA et  Arnaud Huguet, UMR 7619 à l'UPMC

Equipes impliquées :

UMR 7208 BOREA, Université de Caen : Francis Orvain
UMR 7619 METIS, Université Pierre et Marie Curie : Arnaud Huguet
IFREMER, DYNECO : Bénédicte Thouvenin
UMR 6143 M2C, Université de Rouen : Valérie Mesnage
UMR 5805 EPOC, Université de Bordeaux : Olivier Maire
UMR 6553 ECOBIO, Université de Rennes 1 : Anniet Laverman
UMR 8222 Laboratoire d’Ecogéochimie des Environnements Benthiques, Observatoire océanologique de Banyuls : Katell GuizienUMR LIENS, UMRi 7266, Université de La Rochelle : Vincent Lefouest
UMR 7154, IPGP : Eric Viollier
UMR 7618 IEES, Université Pierre et Marie Curie : Mathieu Sebilo
Maison de l’estuaire : Thomas Lecarpentier