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Projet SCUBA : Structuration des CommUnautés Bactériennes de biofilms de récifs Artificiels

8 juin 2017
Projet à la Une
Jeudi, Juin 8, 2017 - 10:30
Isabelle MOUAS

La colonisation des récifs artificiels commence par celle du microfouling ou biofilm, correspondant à l’établissement de colonies pionnières de microorganismes. Ces microorganismes vont sécréter une matrice de polymères extracellulaires (EPS) constitutifs du biofilm, matrice sur laquelle vont s’installer des macroorganismes sessiles, à leur tour déterminants dans l’établissement des maillons trophiques supérieurs du réseau trophique du récif. Ainsi, l’établissement des communautés microbiennes est essentiel pour le bon fonctionnement de l’écosystème récifal. L’abondance relative des différents taxons microbiens du biofilm des récifs artificiels va dépendre du site d’immersion, de la maturité du biofilm et du type de matériau colonisé.

L’objectif du projet SCUBA est de déterminer et comparer la diversité des communautés bactériennes (identifiées par séquençage haut débit) du biofilm de récifs artificiels, en deux sites marins méditerranéens contrastés, sur différents matériaux (béton, roche naturelle et dolomite) et à différents temps de maturation du biofilm. Les échantillons ont été immergés sur deux sites marins méditerranéens différents par l’hydrodynamisme et le degré de pollution des fonds sédimentaires, la réserve du Larvotto à Monaco abritée des courants et des tempêtes par des enrochements artificiels et le site de Cap d’Ail, site plus exposé. L’hypothèse principale est que l’installation des taxons bactériens va dépendre des conditions environnementales et du type de substrat colonisé. Un substrat plus complexe et plus proche des récifs naturels comme la dolomite abritera des communautés bactériennes plus diversifiées. Les questions posées sont : existe-t-il une différence de diversité bactérienne dans la colonisation de ces différents substrats ? Comment évolue cette diversité au cours du temps sur chaque substrat ? Quelle est l’influence des paramètres environnementaux ?

Ce projet est financé par le programme ATM blanche 2017 du Muséum national d’Histoire Naturelle.

Contact BOREA :
Dominique Lamy, maître de conférences UPMC, équipe 6 RESAQUA, dominique.lamy@upmc.fr

Partenaires : 
Cédric Hubas, UMR BOREA, équipe 6 RESAQUA
Elisabeth Riera, FRE 3729, Laboratoire ECOMERS, Université Nice Antipolis
Patrice Francour, FRE 3729, Laboratoire ECOMERS, Université Nice Antipolis