Connexion utilisateur

Bichique

Le "bichique" : une ressource au cœur des préoccupations

Equipe 4 : Dispersion Larvaire et Organisation des communautés en Milieu Austral et Insulaire Tropical
2018
Type de programme: 
National/Régional

Sur les îles volcaniques tropicales, les rivières sont peuplées essentiellement par des espèces amphidromes, c'est-à-dire dont le cycle de vie se déroule en partie en rivière (stades juvénile et adulte) et en partie en mer (stade larvaire). Parmi les espèces amphidromes peuplant les rivières insulaires du Sud-Ouest de l’Océan Indien, Sicyopterus lagocephalus est caractérisé par un stade post-larvaire, appelé localement « bichique », remontant massivement dans les rivières lors des périodes de recrutement.

Cette espèce présente un attrait variable aux yeux des habitants des différentes îles. Ainsi, le bichique est une ressource emblématique et patrimoniale sur l’ïle de la Réunion où il est la cible d’une pêcherie traditionnelle dans des canaux aux embouchures des rivières. Constituant un met très recherché sur cette île, le bichique se vend à un prix entre 50 à 80 € / kg, ce qui pose le problème de l’équité de l’accès à la ressource, et de sa pérennité. Par contre, à Mayotte, le bichique ne suscite pas un tel intérêt. Il fait seulement l’objet d’une pêche d’opportunité, familiale.

A travers ce projet, on cherche à comprendre pourquoi le rapport au bichique, mais aussi à la mer et à la rivière, est diamétralement opposé entre La Réunion et Mayotte.

D'un point de vue écologique, il est impératif d’étendre l’étude de dynamique de populations de S. lagocephalus à l'échelle de l'Ouest de l'Océan Indien pour inclure l'archipel des Comores. En effet, une étude récente de génétique de population a montré des échanges de larves marines entre l'archipel des Comores, l'île Maurice et la Réunion. Concrètement, notre projet se focalisera dans un premier temps sur une comparaison La Réunion/Mayotte. La variabilité du recrutement sera analysée à travers la comparaison saisonnière et inter-annuelle des âges, tailles et poids de bichiques au recrutement, entre les rivières des chaque île et entre les îles.

Durée :  avril 2018-
Le projet Bichique fait partie des projets longs de SUITE : le soutien financier est reconduit chaque année, sans date de fin

Financeur :  SUITE  (Sorbonne Université Institut de la Transition Environnementale)

                  

 

 

 

Coordinateur du projet : Dr. Céline ELLIEN, équipe BIOPAC, celine.ellien@upmc.fr

Partenaire : Hélène ARTAUD, anthropologue, équipe PALOC, helene.artaud@mnhn.fr  

Pêcheurs de bichiques traditionnels - Rivière des Galets, déc. 2015.