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MENNESSON Marion

Statut: 
Post-doctorant.e
Equipe: 
Equipe 4 : Dispersion Larvaire et Organisation des communautés en Milieu Austral et Insulaire Tropical
Responsable: 
P. Keith
Contrat (dates): 
1 jan 2019 - 31 déc 2019
Localisation: 
MNHN Paris
Financement: 
AFB - MNHN
Thèmes de recherche: 

Postdoctorat  du 01 janvier au 31 décembre 2019 

Titre du projet scientifique : Révision de la taxonomie des poissons d’eau douce de la Réunion et de Mayotte

Les travaux du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) sur les rivières de l’Océan Indien ont laissé apparaître de nombreuses incertitudes sur la détermination des espèces de poissons d’eau douce rencontrées, voire la présence d’espèces cryptiques. Il était donc nécessaire que le MNHN et l’AFB collaborent à l’adaptation du référentiel taxonomique piscicole des DOM concernés (La Réunion et Mayotte) et à la mise à jour des connaissances et des outils utilisés par les agents de l’environnement et les différents acteurs de l’eau. Les travaux proposés visent donc à clarifier complètement le statut de l’ichtyofaune d’eau douce de La Réunion et de Mayotte afin de lever les zones d’ombre qui constituent un sérieux frein aux suivis de la biodiversité, à la gestion des espèces patrimoniales, ainsi qu’à l’amélioration des outils de bioindication.

 

Postdoctorat  du 01 janvier au 31 décembre 2017

Financement : Association AIMARA

Titre du projet scientifique : Caractérisation de la connectivité des populations de poissons sur différents cours d’eau du grand sud : le cas de 3 espèces rares et endémiques du sud calédonien (Protogobius attiti, Schismatogobius fuligimentus et Sicyopterus sarasini)

Doctorante du 1e décembre 2013 au 30 novembre 2016 - Codirecteurs de thèse : Philippe Keith et Eric Feunteun

Thèse :
Mon travail de recherche est axé sur la diadromie, la dispersion et l’histoire évolutive chez deux espèces insulaires de l’Indo-Pacifique que sont Eleotris fusca (Eleotridae) et Anguilla marmorata (Anguillidae)

Résumé :

Les espèces diadromes se répartissent en deux catégories distinctes : les amphidromes comme Eleotris fusca qui pondent en eau douce, les larves dévalent vers la mer où elles vivent une phase planctonique puis retournent vers les rivières où elles grossissent et se reproduisent, et les catadromes telle que Anguilla marmorata qui se reproduisent et pondent en mer puis, les larves gagnent les rivières et se sédentarisent.

La dispersion des larves pour les organismes amphihalins diadromes est un moteur essentiel de la structuration et de la persistance des communautés aquatiques allant de l’échelle locale du cours d’eau, d’une île ou d’un archipel, à l’échelle régionale. Le maintien d’une dispersion marine forte permet d’assurer la pérennité des populations et une colonisation de milieux nouveaux grâce à un recrutement estuarien indépendant des conditions locales de reproduction. La persistance des espèces diadromes à l’échelle insulaire dépend des échanges entre les zones sources produisant des géniteurs. Ces échanges s’exercent soient directement entre les systèmes insulaires pour les espèces amphidromes ou par l’intermédiaire de zone de ponte pour les catadromes.

Le but de mon travail est de comprendre les mécanismes de la dispersion larvaire marine à travers deux espèces à large répartition dans l’Indo-Pacifique, l’une amphidrome et l’autre catadrome. Les outils utilisés sont principalement l’otolithométrie (microstructure et microchimie) ainsi que la phylogéographie.