Surmortalité des moules. Étude des pathogènes pouvant influencer l'état physiologique des moules (Mytilus sp.)

Résumé

La conchyliculture française est confrontée à de graves problèmes qui menacent la survie des entreprises. Après une baisse de la production des huitres, la mytiliculture est touchée de façon importante depuis 2014.

En effet, en 2014, d’importantes mortalités (près de 90% pour certaines zones) de moules communes (Mytilus edulis) ont été constatées sur la côte atlantique. En 2015, le phénomène s’est répété et s’est amplifié en touchant d’autres secteurs, plus au Nord, notamment dans les Pays de Loire. Si la Normandie semble aujourd’hui épargnée, les mytiliculteurs sont inquiets, notamment au regard des pratiques de production qui les obligent à faire venir leurs cordes de naissains de moules des secteurs atlantiques touchés.

L’origine de ces mortalités n’est, aujourd’hui encore, pas déterminée mais la piste d’agents infectieux pathogènes est encore mise en avant au regard des premiers travaux réalisés à ce sujet ; notamment sur les bactéries du clade Splendidus, sans oublier la composante environnementale qui peut également influer sur ces mortalités (Béchemin et al, 2014 ; Travers et al, 2014).

Ce projet de thèse a pour objectif principal d’élargir et d'améliorer les bases scientifiques pour prévenir et atténuer les maladies des moules. Cela suppose l'acquisition d'une meilleure connaissance des agents pathogènes (virus, bactéries et parasites) en interaction avec les deux espèces de moules (Mytilus edulis et Mytilus galloprovincialis) ce qui permettrait de comprendre ces phénomènes de mortalités.

Auteur

CHARLES Maud

Equipe
RECAP