SU Paris
Doctorant
Sorbonne Université
AQUATREND

Ecole doctorale

ED 129

Contrat

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Responsable(s)

Katell Guizien (LECOB ; Observatoire Océanologique de Banyuls) & Eric Goberville (BOREA)

Financement

Institut de l’Océan
Thèmes de recherche

“Enjeux de la connectivité écologique par transport larvaire pour l'implantation d'éoliennes offshore en Méditerranée nord-occidentale : cartographie et impacts sur la conservation de la biodiversité”

Le déploiement de fermes éoliennes en Méditerranée, véritable hotspot de biodiversité et région particulièrement sensible au changement climatique, transforme les écosystèmes marins. Ces infrastructures peuvent notamment agir comme refuges climatiques ou corridors de dispersion, modifiant ainsi la connectivité des espèces sessiles. Ce doctorat évaluera les impacts combinés du changement climatique et de l’urbanisation marine sur la connectivité écologique en Méditerranée nord-occidentale (MNO), et développera des outils scientifiques destinés à guider la gestion écologique et à concilier transition énergétique et conservation. Concrètement, le projet cartographiera la connectivité larvaire entre habitats rocheux côtiers, sites éoliens offshore et habitats du large en MNO, sous climats actuel et futur. Ensuite, ces données seront intégrées aux niches écologiques de deux espèces cibles (Paramuricea clavata et Sabella spallanzanii) afin d’évaluer l’influence combinée de l’urbanisation marine et du changement climatique sur leur distribution potentielle. Enfin, nous développerons et intégrerons la connectivité multi-sites dans les outils de planification spatiale marine, tels que MARXAN, qui considèrent jusqu’ici uniquement la connectivité directe, afin d’y représenter des processus écologiques plus réalistes. Les simulations de dispersion larvaire et de niche écologique potentielle s’appuieront sur des simulations de la circulation côtière à haute résolution (<500 m, de la mer Ligure à la côte catalane) produites dans le cadre du projet ANR POPNCO pour les périodes 2000-2019 et 2080-2099, en utilisant une descente d’échelle des modèles régionaux réanalysés pour les conditions actuelles et de climat (actuel et futur) de Météo-France.