Dynamiques d’invasion des décapodes exotiques en milieu insulaire : plasticité phénotypique, compétition interspécifique et approche intégrative pour la conservation
Les invasions biologiques constituent une menace majeure pour la biodiversité, particulièrement dans les écosystèmes insulaires où les espèces natives sont souvent vulnérables aux compétiteurs exotiques. Le projet de thèse vise à comprendre le succès d’établissement et à identifier le potentiel invasif de décapodes exotiques sur la zone atelier de l’île de La Réunion, où des espèces ont été introduites (ex. Neocaridina davidi, Macrobrachium rosenbergii) dans des rivières occupées par des espèces locales (ex. Atyoida serrata, Caridina typus, Macrobrachium australe).
Le projet repose sur une approche combinant écophysiologie, éthologie, transcriptomique et modélisation avec pour objectifs :
- Caractériser la compétition interspécifique par des expérimentations comportementales et des analyses du régime alimentaire afin d’évaluer l’impact des espèces exotiques sur les populations natives.
- Étudier la plasticité phénotypique et transcriptomique des espèces exotiques en réponse à des stress environnementaux pour identifier leurs mécanismes d'adaptation.
- Explorer le cycle de vie des espèces exotiques pour comprendre leur succès reproductif.
- Modéliser l'expansion des populations exotiques en fonction des facteurs environnementaux et des scénarios climatiques.
Ce projet s'inscrit dans le cadre de la conservation des milieux insulaires et devrait permettre de développer des modèles prédictifs sur l’expansion des populations invasives, permettant de cibler les zones à risque et d'orienter les stratégies de gestion et de conservation face aux impacts du changement climatique.
