Mes recherches portent sur la biologie de la conservation des poissons d’eau douce et s’appuient principalement sur les outils de biologie moléculaire pour répondre à des questions en écologie, en évolution et en biodiversité.
Au cours de ma thèse, je m’intéresse au brochet aquitain (Esox aquitanicus), une espèce endémique du sud-ouest de la France découverte en 2014, aujourd’hui classée vulnérable.
Mon travail repose sur trois approches complémentaires. La première mobilise l’ADN ancien afin de retracer l’histoire évolutive et la distribution passée de l’espèce à partir de vestiges archéologiques. La seconde utilise l’ADN environnemental pour étudier sa reproduction en milieu naturel et développer des outils de suivi non invasifs adaptés aux enjeux de conservation. Enfin, j’explore les interactions hôte-parasites à travers des approches de parasitologie et de biologie moléculaire, afin de caractériser la diversité parasitaire du brochet aquitain et de mieux comprendre les mécanismes de transmission des parasites, notamment dans un contexte d’hybridation avec le brochet commun (Esox lucius).
À travers ces différents axes, mes recherches visent à mieux comprendre le passé et le fonctionnement actuel du brochet aquitain afin de fournir les connaissances scientifiques nécessaires à sa conservation future.
Chargée de Mission d'Enseignement en biologie des organismes à Sorbonne-Université
