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Molecular evolution and functional characterisation of insulin related peptides in molluscs: Contributions of Crassostrea gigas genomic and transcriptomic-wide screening

31 jan 2019
Article à la Une
Jeudi, Janvier 31, 2019 - 12:30
Isabelle MOUAS

Molecular evolution and functional characterisation of insulin related peptides in molluscs: Contributions of Crassostrea gigas genomic and transcriptomic-wide screening. 
Maëva Cherif–Feildel, Clothilde Heude Berthelin, Béatrice Adeline, Guillaume Rivière, Pascal Favrel, Kristell Kellner, 2019. General and Comparative Endocrinology, 271 : 15-29

Les peptides apparentés aux insulines (IRPs) présentent tous la structure typique de type insuline avec 2 chaines (A et B) reliées par des ponts disulfures.  La conservation de séquence entre les membres de cette famille est généralement faible et la classification s’appuie donc essentiellement sur le nombre et la position des ponts disulfures. L’analyse des données génomiques et transcriptomiques disponibles chez l’huître Crassostrea gigas (Mollusque, Bivalve) a permis d’identifier 6 séquences d’IRPs appartenant à trois groupes structuraux : Cg-MIP1 à Cg-MIP4 présentent une structure typique des MIPs (Molluscan Insulin-like Peptides) présentant 4 ponts disulfures ; Cg-ILP ne peut former que 3 ponts disulfures comme les ILPs (Insulin-Like Peptides) de vertébrés ; Cg-MILP7 présente une homologie marquée avec le DILP7 (Drosophila Insulin-Like Peptide) de drosophile, associée à l’existence de 4 ponts disulfures caractéristique des MIPs de mollusques. L’analyse phylogénétique des IRPs chez les mollusques indique que les ILPs seraient la forme la plus ancestrale et que les orthologues d’ILPs7 seraient apparus avant la ségrégation des ecdysozoaires et des lophotrochozoaires.

Pour aborder l’étude des fonctions physiologiques des différents IRPs chez C. gigas, nous avons combiné l’étude in silico des données transcriptomiques et les mesures d’expression par qPCR et par hybridation in situ. Le transcript Cg-ilp, principalement exprimé dans la glande digestive et l’aire gonadique pourrait être impliqué dans le contrôle de la digestion et de la gamétogenèse. Cg-mip4 est surtout exprimé au cours du développement embryonnaire. Le transcrit unique Cg-mip, partagé par Cg-MIP1, 2 et 3, est principalement exprimé dans les ganglions viscéraux et son expression est aussi détectée dans la gonade de mâles à maturité sexuelle. L’ensemble de ces données d’expression confirme le rôle clé des IRPs dans le contrôle de la reproduction chez les Mollusques.

Contacts BOREA :
  Kristell Kellner, kristell.kellner@unicaen.fr
  Clothilde Berthelin, clothilde.berthelin@unicaen.fr
  Guillaume Rivière, guillaume.riviere@unicaen.fr
  Pascal Favrel, pascal.favrel@unicaen.fr