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Microbial parasites make cyanobacteria blooms less of a trophic dead-end than commonly assumed

5 avr 2018
Article à la Une
Vendredi, Avril 6, 2018 - 08:00
Isabelle MOUAS

*Microbial parasites make cyanobacteria blooms less of a trophic dead-end than commonly assumed. Matilda Haraldsson, Mélanie Gerphagnon, Pauline Bazin, Jonathan Colombet, Samuele Tecchio, Télesphore Sime-Ngando, Nathalie Niquil. The ISME Journal 12, 1008-1020 (2018). doi: 10.1038/s41396-018-0045-9

Les parasites sont présents dans tous les écosystèmes et peuvent être à l’origine de changements dans la structure et le fonctionnement des réseaux trophiques. Cependant, à ce jour, nos connaissances concernant les effets des parasites sur la dynamique des réseaux trophiques restent limitées.

Dans cette étude*, nous analysons le rôle de parasites microbiens (virus de bactéries, phytoplancton et cyanobactéries, et des chitrides parasites des cyanobactéries) sur le transfert d’énergie et le fonctionnement du réseau trophique au cours d’un bloom de cyanobactérie à l’aide d’un modèle d’Analyse Inverse Linéaire.

Cette modélisation a permis de mettre en évidence l’importance du broutage sur les bactéries hétérotrophes à travers la voie microbienne (DOC -> bactéries -> consommateurs), ainsi que la dépendance des consommateurs vis à vis des bactéries notamment pendant les blooms de cyanobactéries. Au fur et à mesure que les bactéries deviennent la principale source d'énergie des consommateurs, le système adopte une structure plus complexe, en réseau, s’accompagnant d’une augmentation de l’omnivorie du système. Cette dernière pourrait être à l’origine d’une augmentation de la capacité du système à résister à l’efflorescence des cyanobactéries.

Finalement, nous avons également mis en évidence les effets de la destruction des cellules hôtes des cyanobactéries par les chitrides sur la dynamique du réseau trophique. En effet, cette dernière faciliterait le broutage des cyanobactéries et offrirait des voies alternatives aux consommateurs, ce qui augmenteraient la stabilité du système.

Contact BOREA Matilda Haraldsson, chercheure contractuelle, matildaharaldsson@gmail.com