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Bienvenue aux nouveaux entrants - janvier 2019

25 jan 2019
Réunions/Informations internes
Vendredi, Janvier 25, 2019 - 16:15
Isabelle MOUAS

Bienvenue aux nouveaux arrivants dans BOREA !

 

Titre du projet scientifique : « Les marqueurs biogéochimiques comme traceurs de l’environnement et de sa variabilité : étude microchimique et sclérochronologique des biocarbonates  »

«  Les biocarbonates tels que les coquilles de mollusques (continentaux ou marins), le squelette corallien mais également les biocalcifications des poissons (otolithes, écailles, vertèbres, …), sécrétés par l’animal constituent de véritables archives de l’histoire de son cycle de vie et de la variabilité de son environnement. Les variations de croissance et de composition chimique de ces biocalcifications sont au moins pour partie liées aux variations des paramètres environnementaux tels que température, précipitations, mais également aux variations d’apports de polluants. Selon les espèces considérées, ces enregistrements se font à différente résolutions temporelles (du jour à l'année) et sur des fenêtres de temps variées (quelques années à plusieurs dizaines d'années). Il devient alors possible, via l’étude de ces archives, d’obtenir des informations cruciales sur l’environnement, inaccessibles hors zone monitorée, ce que je développe actuellement au travers des projets suivants : en savoir plus ». 

Contact claire.lazareth@ird.fr

 

  • Céline Bellard, chargée de recherche CNRS (Laboratoire d'Ecologie, Systématique & Evolution, Université Paris Sud), collabore, en tant que personnel attachée recherche, avec Boris Leroy, de l'équipe BIOPAC depuis le 1e janvier 2019.

Titre du projet scientifique : « Taux d’extinctions chez les poissons d’eau douce »

« Mes travaux de recherche en collaboration avec l’Unité BOREA portent principalement sur les conséquences des invasions biologiques dans les écosystèmes aquatiques et plus largement des changements globaux sur la biodiversité en utilisant des approches macro écologiques. Plus spécifiquement, je développe des travaux sur l'étude des taux naturels d'extinctions et contemporains, en prenant les poissons d'eau douce comme modèle d'étude en raison des invasions biologiques dans les lacs et les rivières. Je collabore également avec Boris Leroy (responsable de ce projet) sur des scénarios futurs d’invasions dans les bassins versants à l’échelle mondiale.

Mots clefs : invasions biologiques, changements globaux, macro-écologie, biogéographie, modélisation ». 

Contact celine.bellard@u-psud.fr

 

  • Frédéric Bertucci, chercheur contractuel, est en postdoctorat  (labEx CORAIL)  dans l'équipe RECAP, à l'Université des Antilles, à Pointe à Pitre, Guadeloupe depuis le 1e janvier 2019, sous la responsabilité de Malika René-Trouillefou.

Titre du projet scientifique : « EMUL – Etude multi-disciplinaire du littoral ultramarin face aux pressions anthropiques »

« L’objectif global du projet est de caractériser l’impact de l’aménagement anthropique du littoral dans deux régions ultramarines, Guadeloupe et Polynésie française sur la qualité du recrutement larvaire et le rôle des zones de nurserie. Dans l’ensemble, ce projet sera l’occasion d’appliquer l’acoustique passive à la conservation du milieu marin dans un contexte d’aménagement contrasté entre ces deux régions de l’Outre-mer. Les résultats auront une importance essentielle dans le cadre de la planification spatiale et plus largement pour l’aménagement du territoire et le maintien de la biodiversité du littoral ». 

Contact : frederic.bertucci@ephe.sorbonne.fr

 

Titre du projet scientifique : « Modélisation halieutique des pêcheries australes »

« Mes travaux de recherche au sein du MNHN portent sur la dynamique des populations halieutiques australes dans les ZEE de Crozet et Kerguelen ainsi que sur les implications en termes de gestion de cette ressource. Plus particulièrement, je recherche à évaluer l’impact de la pêche sur les populations de légine australe (Dissostichus eleginoides) en intégrant des données de pêches et de campagnes scientifiques (plusieurs années d’effort de pêche, de captures, de fréquence de taille, de marques conventionnelles relâchées ainsi que de nombreuses données de lectures d’âge par otolithométrie). Une part importante de mon travail est le développement d’outils méthodologiques nouveaux pour permettre une meilleure évaluation de ces stocks et la mise en place d’une gestion ecosystémique des pêches. Dans ce cadre, je travaille conjointement avec l’Australian Antarctic Division (Hobart, Tasmanie) qui assure le suivi scientifique des stocks halieutiques autour de Heard Island (dans la ZEE australienne). Cette collaboration permet d’échanger et partager des connaissances, notamment en modélisation, afin d’améliorer les modèles d’évaluation de stocks autour du plateau de Kerguelen auquel appartiennent les deux ZEE. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur agronome, spécialité halieutique et docteur en écologie, j’ai travaillé sur différentes thématiques d’écologie aquatique, ayant toutes eu pour enjeu de participer, directement ou indirectement, au développement d’une meilleure gestion des ressources ichtyologiques. J’ai ainsi successivement étudié la croissance des thonidés de l’Océan Indien, les conséquences à court et moyen termes d’une gestion au Rendement Maximum Durable des stocks halieutiques bretons, la dynamique de population de saumon Atlantique à l’échelle de son aire de répartition et l’impact du changement global sur les traits de vie et sur la migration des espèces aquatiques ». 

Contact : felix.massiot-granier@mnhn.fr

 

Titre du projet scientifique : « Rôle de la colonisation d'infrastructures marines sur la production des écosystèmes côtiers en manche »

« L’espace France Manche Angleterre est soumis à des activités humaines croissantes en particulier avec le développement des énergies marines renouvelables entrainant l’accroissement de zones portuaires et qui associées à l’extraction des granulats, la pêche, l’aquaculture, le tourisme, le transport maritime accentue le niveau des pressions déjà très élevées dans la Manche. Ce cumul d’activités exerce une pression de plus en plus grande sur l’écosystème marin de la Manche et engendre des modifications des habitats marins qui affectent la diversité biologique, la qualité écologique et sanitaire des habitats marins, ce qui peut potentiellement modifier les services rendus à la société par l’écosystème Manche en réduisant les ressources naturelles. En revanche, l’installation de nouvelles infrastructures, comme les champs d’éoliennes peuvent offrir de nouveaux habitats marins et modifier la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes côtiers. Des effets récifs peuvent ainsi accroître la richesse en espèces et la biomasse des structures nouvellement implantée en mer. Mon sujet de thèse s’intègre dans le cadre d’un projet européen (Interreg Va MARINEFF) proposant de permettre aux nouvelles infrastructures marines d’apporter des bénéfices en tant qu’habitats artificiels sur le fonctionnement de l’écosystème et la diversité biologique. Mon travail porte sur la colonisation des infrastructures marines dans le but de caractériser la mise en place des communautés et des grandes fonctions écologiques en particulier la fonction de production. Il s’agit d’appréhender la diversité fonctionnelle et l’évolution de celle-ci au cours de processus de colonisation. La fonctionnalité des espèces est évaluée par les analyses des traits d’histoire de vie. Ainsi, nous caractérisons les redondances et les complémentarités de fonctions et leurs dynamiques au cours du temps et tester différents indices de diversité fonctionnelle. Les travaux se déroulent en Manche sur différents types d’infrastructures constituées de différents matériaux, sur des récifs artificiels immergés depuis 5 ans et sur des habitats naturels. Le suivi est essentiellement réalisé en plongée avec une exploitation des suivis en laboratoire. Nous nous intéressons aux communautés de producteurs primaires et à la fonction de production primaire de l’écosystème. Des mesures de photosynthèses mettant en œuvre différentes techniques (cloche benthique, PAM, ppCO2, etc.) permettront de réaliser des mesures éco-physiologiques indicatrices d’adaptations et d’acclimatations en fonction des niches et d’estimer des bilans de production primaire du système pour chiffrer les transferts trophiques. De plus, nous réaliserons des mesures de biodiversité, d’abondances et de biomasses des principaux groupes trophiques. Enfin, des analyses isotopiques permettront de préciser le niveau trophique des organismes, des producteurs primaires aux prédateurs supérieurs.

Cette thèse permettra l’acquisition de nouvelles connaissances sur le fonctionnement des habitats de substrat dur et d’explorer notamment la relation « biodiversité / productivité » lors des processus de colonisation ; elle permettra également de mettre en place des approches innovantes pour caractériser le fonctionnement de ce type d’habitat dans le contexte du développement de nombreuses infrastructures marines présentes en Manche et en Europe. Enfin, elle amènera à la mise en place de protocoles et d’indicateurs qui sont demandés par les partenaires du projet impliqués dans la construction et la gestion de ces ouvrages, afin de juger des impacts négatifs ou positifs de tels aménagements en mer  ».

Contact baptiste.vivier@unicaen.fr

 

Titre du projet scientifique : « Révision de la taxonomie des poissons d’eau douce de la Réunion et de Mayotte »

«  Les travaux du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) sur les rivières de l’Océan Indien ont laissé apparaître de nombreuses incertitudes sur la détermination des espèces de poissons d’eau douce rencontrées, voire la présence d’espèces cryptiques. Il était donc nécessaire que le MNHN et l’AFB collaborent à l’adaptation du référentiel taxonomique piscicole des DOM concernés (La Réunion et Mayotte) et à la mise à jour des connaissances et des outils utilisés par les agents de l’environnement et les différents acteurs de l’eau. Les travaux proposés visent donc à clarifier complètement le statut de l’ichtyofaune d’eau douce de La Réunion et de Mayotte afin de lever les zones d’ombre qui constituent un sérieux frein aux suivis de la biodiversité, à la gestion des espèces patrimoniales, ainsi qu’à l’amélioration des outils de bioindication ».

Contact : mmenness@edu.mnhn.fr

 

Titre du projet scientifique : « Vers un concept d’écologie portuaire : analyse sémantique de corpus bibliographiques selon le concept des phylomémies »

Contact : sbary@mnhn.fr

 

Titre du projet scientifique : « Valoriser les collections d’histoire naturelles et les expéditions naturalistes pour la conservation et la gestion des milieux profonds. Le cas unique du programme Tropical Deep Sea Benthos »

« Mes recherches portent sur différents types d’environnements profonds, où je m’intéresse aux patrons de biodiversité à l’échelle macroécologique et aux pêcheries. Mon parcours m’a permis d’acquérir des compétences diverses en biologie marine, en océanographie et en géosciences et j’aime travailler sur des projets mêlant toutes ces displines. Tout au long de mon doctorat, j'ai acquis de l'expérience en travaillant avec des données d'imagerie acquises sur des ROV et des AUV et en intégrant des méthodes d’écologie quantitative aux techniques utilisées dans la cartographie des habitats en eaux profondes. Je travaille actuellement sur le programme Tropical-Deep Sea Benthos, où je cherche à comprendre les patrons biogéographiques de l'océan Indo-Pacifique profond en utilisant différentes méthodes de biorégionalisation et des données sur la distribution des espèces. Nous espérons que les résultats de mes études pourront ensuite être appliqués aux efforts de gestion et de conservation dans cette région ».

Contact : lissette1901@hotmail.com 

 

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